15.7.08

Rediffusion : comment échapper au Dinosaurus Secusocialis ?

Je recense ici, par ordre d'efficacité croissante, les différentes façons d'exercer sa liberté sociale et l'attitude à adopter face aux esclavagistes sociaux :

- la méthode Coué des couards coincés sous la couette : "mais non, il est impossible que la Sécu fasse faillite", ou bien : "on verra ce qu'on fait le moment venu". Sérieux s'abstenir. C'est l'attitude de tous ceux qui ne se sont pas informés ou qui, dans leur ignorance, sont pour le système de prédation actuel, sans se poser de questions ni sur son iniquité, ni sur sa viabilité.

- la méthode attentiste : tous calculs faits, intéressé par la perspective d'augmenter son pouvoir d'achat, on attend en laissant les autres aller au feu. On se tient informé en guettant une improbable ouverture du système soviétique. C'est ce que font la majorité de ceux qui me lisent (et je peux les comprendre).

- la méthode du râleur, variante Laure : faute de parvenir à ses fins, harceler continuellement son employeur. En plus, faire du prosélytisme et se défouler sur un blog en traitant les esclavagistes... d'esclavagistes.

- la méthode du touriste imprudent : "j'arrête de payer et j'attends de voir ce que ça donne". Pas efficace du tout, sauf si vous êtes curieux d'apprendre ce qu'est un ATD (avis à tiers détenteur) ou quelle est la fonction exacte d'un huissier. Exemple à ne pas suivre...

- la méthode classique, celle des indépendants et professions libérales, longtemps préconisée par Claude Reichman : on quitte le système de façon officielle et structurée, en essayant en cas de problème de faire valoir ses droits en justice ("j'ai confiance dans l'injustice la justice de mon pays"). On ne prend pas de précaution particulière quant à son patrimoine, mais on affûte ses arguments juridiques, aidé d'un avocat acquis à la cause (il y en a plusieurs). Beaucoup d'exemples ont été cités sur mon blog, le plus emblématique est celui de Faraj Chemsi, qui a quitté la Sécu en août 2004. Résultats pas encore à la mesure des espoirs vue la frilosité des juges aux ordres (d'un futur cadavre ?).

- plus aventureuse mais souvent explorée avec succès, la méthode de l'exilé de l'intérieur (voire faux exilé fiscal), qui a ses revenus ou ses placements à l'extérieur du pays, via des montages ad hoc, et affiche des revenus officiels ridicules ou inexistants.

- ce qui nous conduit à la voie royale, la méthode du combattant aguerri, préconisée par certains juristes et mise en oeuvre par les plus déterminés, qui ont tiré les leçons des combats du passé (depuis Nicoud jusqu'au CDCA) : organiser son insolvabilité, ce qui permet d'envisager sereinement toute offensive des esclavagistes. Pour se rendre insolvable, il suffit de n'avoir aucun bien immobilier à son nom, ou d'en avoir sous couvert d'une SCI (comme le fait ce cher Flanby avec sa Sapinière), et de ne rien laisser sur ses comptes bancaires en France (on verse ses revenus à l'étranger, pas forcément en Suisse, encore moins au Liechtenstein, mais n'importe quel pays de l'UE peut convenir, après tout, c'est ça le grand marché européen, et les virements bancaires par Internet, c'est facile). Le compte sera déclaré si on veut être en règle avec l'autre vampire national bien connu qui vous savez, ce qui est préférable tant qu'on est résident français. Et pour les objecteurs tatillons : il existe bien un délit d’insolvabilité frauduleuse, mais sauf erreur de ma part, à la lecture du code pénal, ça ne s'applique pas ici.

- la méthode de l'assisté social volontaire, méthode du parasite, celle du fameux Thierry F. qui a eu son quart d'heure de célébrité. On ne cotise pas, on ne travaille pas, mais on a droit à la CMU, au RMI, à l'ASS, etc. C'est mieux que d'être au SMIC et moins fatigant. Après tout, pourquoi ne pas profiter au maximum de l'Etat providence avant qu'il fasse faillite ? On ne quitte pas la Sécu, peut-être est-ce elle qui devrait nous quitter ! On développe à l'extrême la logique du parasitisme qui est celle de la solidarité obligatoire à la mode française. Et si par extraordinaire on aime se fatiguer, on peut toujours travailler au noir.

- la méthode efficace, et sans danger, mais personnellement contraignante : l'expatriation. Quitter le pays et son racket socialo-fiscal. Ce n'est pas gratuit, on reconnaît implicitement que les mafieux sont les plus forts, mais le but est atteint, et on sera loin quand la baraque franchouillarde vermoulue s'effondrera. Notons qu'on peut aussi échapper à la SS sans s'expatrier en devenant travailleur frontalier, rentier, diplomate, pape, etc., mais je considère que ce sont des cas marginaux.

- et pour finir, je vous épargnerai la méthode ultime et définitive : quitter ce bas monde pour un monde réputé meilleur et où il n'y a pas d'esclavage "social".

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